Clair-obscur
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Clair-obscur

 collectif
49,00 €
TTC

Catalogue publié à l’occasion de l’exposition « Clair-obscur » à la Bourse de Commerce – Pinault Collection du 4 mars au 24 août 2026 sous la direction de Emma Lavigne, directrice et conservatrice générale de la Collection Pinault.

Avec des textes de Tristan Bera, Alexandra Bordes, Bice Curiger, Anne-Marie Duguet, Patricia Falguières, Nicolas-Xavier Ferrand, Jean-Marie Gallais et Emma Lavigne.

 

À l’occasion de l’exposition collective « Clair-obscur », la Bourse de Commerce se métamorphose en un paysage luministe et crépusculaire où les œuvres se dévoilent dans un jeu d’ombre et de lumière à travers tous les espaces du musée. L’exposition, dont le titre est emprunté au fameux chiaroscuro du XVIe siècle, révèle comment les artistes, de l’art moderne à aujourd’hui, sondent les zones d’ombres pour éclairer le temps présent.

Plusieurs artistes modernes présentés revisitent ainsi, dans cette exposition, l’héritage des maîtres anciens, à l’image des figures sombres et tourmentées de Germaine Richier, Alberto Giacometti ou encore Jean Dubuffet. Chez les artistes contemporains, cette exploration se prolonge notamment chez Sigmar Polke avec sa « chapelle hallucinée », Axial Age. Elle se manifeste également dans le travail de Philippe Parreno, qui propose une relecture sensible des peintures de La Quinta del Sordo de Goya. Présentées à la lumière vacillante d’une bougie, ces images semblent renouer avec leur intensité originelle et raviver la puissance visionnaire de ce cycle. Dans cette perspective, le clair-obscur ne se limite plus à un effet plastique : il devient un véritable langage symbolique. En opposant la lumière et l’ombre, il permet d’exprimer simultanément la matérialité du monde visible et les zones plus obscures de l’inconscient. Cette sensibilité se manifeste aussi à travers la « palette sourde des toiles énigmatiques et mélancoliques » de Victor Man ou dans les œuvres vidéo de Bill Viola, qui font apparaître, dans un temps ralenti, des figures humaines surgissant progressivement de l’obscurité. Laura Lamiel installe quant à elle dans les vitrines du Passage une série d’ensembles d’objets et de matières composant de petits territoires « où se nichent des états d’âme, des bruissements atmosphériques ou des chimères matiéristes ». 

Enfin, sous la coupole du musée, l’installation Camata de Pierre Huyghe investit la Rotonde transformée en amphithéâtre. S’y déploie une séquence filmée dans le désert d’Atacama, au Chili, proposant une « méditation où la place de l’humain dans l’Univers — de la nuit au jour, de l’ombre à la lumière, de la terre au ciel, du rituel au cosmos, de l’humain au non-humain — se rejoue sans cesse ».*

* Extraits de l’introduction rédigée par Emma Lavigne dans l’ouvrage Clair-obscur

Nombre de pages
256 p.
Dimensions
21,8 × 28 cm
Langue
français / anglais
Année de parution
2026
Reliure
Relié, dos carré, cousu
Editeur
Coédition Dilecta et Pinault Collection
ISBN
978-2-37372-240-6
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