Ghada Amer - A Woman's Voice Is Revolution

Ghada Amer
33,18 €
TTC

L’exposition « Ghada Amer » est la première rétrospective de l’artiste en France. Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelque dix ans plus tard, elle s’y forme à la Villa Arson avant de rejoindre l’Institut des hautes études en arts plastiques à Paris. 

L’exposition « Ghada Amer » est la première rétrospective de l’artiste en France. Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelque dix ans plus tard, elle s’y forme à la Villa Arson avant de rejoindre l’Institut des hautes études en arts plastiques à Paris. Révoltée par la difficulté de s’affirmer comme peintre dans les années 1980 et a fortiori comme femme peintre, Ghada Amer élabore une oeuvre de toiles et d’installations brodées ainsi que de sculptures et de jardins, à travers lesquels la peinture s’affirme progressivement. En 1999, elle est invitée par Harald Szeemann à exposer à la Biennale de Venise, où elle reçoit le prix UNESCO. Depuis 1996, elle vit et travaille à New York.

Dans trois lieux marseillais, la rétrospective réunit les différents modes d’expression plastique de l’artiste franco-égyptienne, depuis ses débuts jusqu’à ses créations les plus récentes :

– Au Mucem (fort Saint-Jean, GHR), le parcours transculturel et international de l’artiste sera mis en lumière. L’Orient, sa perception par l’Occident, la traductibilité d’une culture dans une autre, la religion, la condition féminine, l’actualité : autant de thèmes dont Ghada Amer livre une vision personnelle, engagée et nuancée, s’affirmant comme une des grandes voix des débats actuels sur les enjeux postcoloniaux de la création. En regard, une sculpture-jardin sera créée en extérieur, au fort Saint-Jean. Des photographies inédites de l’oeuvre produite seront intégrées à l’ouvrage.

– Au Frac PACA : la question de la femme transcende pour Ghada Amer celle de l’appartenance culturelle ou religieuse. Résolument féministe, elle s’est emparée en peintre du médium traditionnellement féminin de la broderie. Entre hommage et revendication, ses toiles entrent en dialogue avec les maîtres d’une histoire de l’art trop longtemps dominée par les hommes. Au-delà, elles se développent sous le signe d’une puissance créatrice jubilatoire et d’un intérêt nouveau pour le portrait.

– À la chapelle de la Vieille Charité : par de passionnants transferts d’une technique à l’autre, les expérimentations picturales de Ghada Amer investissent le champ de la sculpture – à travers installations et sculptures paysagères, mais aussi à travers des oeuvres en céramique et en bronze récemment poussées dans le sens de la monumentalité.

Le livre portera un même titre pour les trois lieux (même si les expositions auront trois titres différents).

Ghada Amer naît en 1963 au Caire (Égypte). Son enfance est ponctuée de nombreux séjours en Lybie et au Maroc, au gré des postes occupés par son père diplomate. Décidés par la guerre du Kippour en 1973, les parents de l’artiste s’installent en 1974 à Nice. Ghada Amer se souvient avoir été éblouie par les couleurs de la Côte d’Azur, contrastant avec la couleur sable omniprésente au Caire. En 1984, alors que ses parents sont retournés vivre en Égypte, Ghada Amer entame contre leur avis un cursus artistique à la Villa Arson, à Nice. Chaque année, elle retourne en Égypte pour rendre visite à sa famille. Elle est alors marquée par les changements sociopolitiques et la montée en puissance des discours idéologiques radicaux. À la Villa Arson, au moment de se spécialiser, l’artiste se voit refuser l’accès aux cours de peinture : la figuration picturale serait dépassée et les chances de réussite d’une femme peintre infimes. Le sentiment d’injustice induit par ce refus est un moment déterminant dans sa vie d’artiste, qui prend conscience de l’exclusion des femmes dans l’historiographie de l’art. Elle se forme ainsi au dessin et à la sculpture. Durant sa troisième année d’études, elle passe deux semestres à la School of the Museum of Fine Arts de Boston pour étudier la sculpture. Elle découvre des femmes artistes contemporaines et engagées telles Jenny Holzer ou Barbara Kruger. L’artiste a bénéficié de nombreuses expositions à travers le monde : Villa Arson (Nice), Biennale internationale d’Istanbul, Espace Karim Francis (Le Caire), Le Magasin (Grenoble), Biennale de Johannesburg, Biennale de Venise, Whitney Biennal (Whitney Museum of Art, New York), P.S.1 Contemporary Art Center (New York), Biennale d’art contemporain de Lyon, Kunst-Werke Institute for Contemporary Art (Berlin), Musée d’art de Tel-Aviv, Anadil Gallery (Jérusalem), Musée des Beaux-arts de Busan (Corée du Sud), Centre Pompidou (Paris), Hayward Gallery (Londres), Mori Art Museum (Tokyo), Modena Museet (Stockholm), Gagosian (Londres ; Los Angeles), Kukje Gallery (Séoul), Brooklyn Museum (New York), Musée d’art

Nombre de pages
256
Dimensions
21 × 27 cm
Langue
Français / Anglais
Année de parution
2023
Autres spécificités
Coédition Dilecta/ Mucem
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